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La mosquée de Tsingoni

 

La mosquée de Tsingoni est l'une des plus anciennes, encore intacte, à Mayotte. Elle a été construite en 944 de l'Hégire, (944 X 0,97) + 622) soit en 1538...

C'est une mosquée remarquable ici car Tsingoni était la capitale des sultans de Mayotte, entre le XVIème et le XVIIIème siècle. A l'origine, il n'y avait pas de minaret. Le muezzin montait sur le toit pour appeler à la prière.

 

 

 

 

La mosquée a été construite par des Shiraziens, premiers sultans de Mayotte. Ils étaient originaires de Shiraz, ville commerçante musulmane de Perse, qu'ils ont fuie à cause de conflits religieux.

 

 

Le mihrab est un renfoncement dans le mur de la qibla qui indique la direction de la Mecque. Sur les côtés, des inscriptions en arabe permettent de connaître la date de la construction de la mosquée.

 

 

 

 

La mosquée initiale mesure seulement douze mètres de long sur dix mètres de large. Mais elle a subi progressivment des aménagements, remaniée une première fois dans les années 1850 et plus récemment encore avec la construction à l'étage d'une grande salle de prière.

 

Deux accès différents permettent aux femmes et aux hommes d'y entrer, les lieux de prière étant séparés.

 

 

 

 

 

Au même titre que les églises, ces monuments sont riches en histoire et symbole de l'empreinte de l'homme sur des civilisations. Ici comme ailleurs, la religion est aussi un carcan qui véhicule des idées et traditions parfois regrettables.

 



Publié à 12:49 le 3/10/2010 dans Culture et tradition
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Mariage à Tsingoni

 

Un grand moment d'émotion ! Marie et Hamada se marient. Dans l'urgence... car Marie n'a eu la réponse officielle que le jeudi, pour le samedi suivant. Comme pour beaucoup de choses, tout ne fonctionne pas comme en métropole et les procédures sont parfois surprenantes.

 

Ce mariage est très important pour eux, cela leur donnera une perspective un peu plus optimiste de l'avenir. Au delà de l'engagement amoureux (il existe déjà), c'est l'officialisation de leur lien et l'ouverture de droits primordiaux.

 

 

 

 

Nous sommes fiers et émus d'avoir été invités. L'organisation est étonnante : chacun a préparé quelque chose à manger. Nous nous installons tous autour d'une immense table que nous avons préparée avant l'arrivée du maire : chacun dispose d'une assiette garnie de gâteaux et samoussas, et d'une boisson.

Nous nous asseyons pendant le discours, puis nous mangeons tous ensemble en bavardant.

 

L'ambiance est très conviviale, solennelle aussi. Marie et Hamada ont tenu à rendre hommage à Cécile qui les avait aidés dans les multiples démarches administratives nécessaires à ce mariage. C'est un moment bouleversant, important sans doute pour Marie et Hamada qui n'ont pu jusqu'alors se recueillir avec nous tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 19:08 le 28/09/2010 dans Culture et tradition
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Musique locale

 

Soirée musicale en compagnie de Maalesh, chanteur grand comorien...

 

Mélodies douces ou rythmées, textes innocents ou engagés, nous partageons pour quelques heures ces chansons colorées. Maalesh a reçu dernièrement le prix Musiques de l'Océan Indien. A découvrir...

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 07:55 le 3/05/2009 dans Culture et tradition
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"ExpoArt", premier essai à poursuivre...

 

Belle initiative d'un groupe d'artistes locaux...

 

Sur les hauteurs de Combani, au milieu des Ylangs, des peintres et sculpteurs ont exposé leurs oeuvres. Le cadre est naturellement superbe, les productions n'en sont que plus appréciables !

 

L'organisation est encore un peu sommaire et le temps ne fut pas très clément. Mais ce n'est, j'espère, qu'un début. L'année prochaine sera encore plus réussie, pour le plaisir des enfants et des parents à l'affût de ces découvertes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 07:36 le 3/05/2009 dans Culture et tradition
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Le "grand" marché

 

 

 

 

 

Le marché de Mamoudzou est installé en bord de mer. De nouveaux locaux sont prévus depuis plusieurs années mais jusqu'à présent, le commerce s'exerce toujours près de la barge. Sont proposés des fruits et légumes en quantité et diversité variables selon les saisons, des épices telles que la cannelle, du poivre ou du piment, de la vannerie provenant souvent de Madagascar et des vêtements essentiellement importés de Dubaï.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En ce moment, la saison des avocats commence. On trouve aussi des goyaves...

Les saisons sont très marquées par l'offre de fruits et légumes. Excepté les bananes qui se cultivent toute l'année, on ne trouve l'ananas, la mangue, l'orange, les litchies, les concombres ou les tomates... qu'à des périodes particulières. Les prix sont assez élevés comparativement aux tarifs métropolitains. Ni l'agriculture ni la distribution ne sont structurés pour assurer des quantités de production et de vente permettant de réduire les coûts de revient. Et pourtant... la main d'oeuvre souvent clandestine est à un coût de production très compétitif ! Tant que cette manne humaine est tolérée sur le territoire...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces bananes sont importées de Madagascar. Il y en a naturellement aussi à Mayotte, tout aussi excellentes. Ce jour là, ces fruits étaient à un prix très attractif malgré le coût du transport... La différence du coût salarial ne facilite pas toujours le développement de l'agriculture mahoraise. Ce problème est évidemment international mais ce système n'est peut être pas fatal...?





Publié à 06:33 le 14/02/2009 dans Culture et tradition
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Saison des mariages

 

Juillet et août sont les mois des mariages mahorais. La tradition est encore très forte et les principes à respecter multiples...

Naturellement les grandes enseignes profitent de cet événement pour vanter leurs produits. Du rêve, de l'amour... mais les réalités sont parfois (souvent ?) plus crues : dot, maison, équipement intérieur, bijoux, réception... Chaque famille se doit d'investir selon des codes traditionnels.

 

Quoiqu'il en soit la procession à laquelle nous avons assistée était superbe et sans doute prometteuse de nombreuses fêtes.

 

 

 

 

La réception d'un mariage peut varier de 3 à 15 jours. Les femmes préparent ensemble les plats.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici le début d'une procession. Les hommes, en tête de cortège, chantent et dansent, suivis du marié et d'invités. La mariée, elle, est aux petits soins chez elle : massages, séance de henné lui sont prodigués.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 06:49 le 29/07/2008 dans Culture et tradition
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Pneus en pagaille

 

La course de pneus est un événement pour de nombreux enfants à Mayotte... Cette manifestation a été créée il y a 25 ans, elle est suivie tant par les petits que les plus grands qui ont également la possibilité de mesurer leur agilité plus tard dans l'après-midi.

 

Première étape : l'inscription. Chaque enfant passe sous une toise, il ne faut pas dépasser la taille réglementaire...

L'équipement "officiel" comprend un pneu, éprouvé, deux batons de bois et, en général, le haut d'une bouteille coupée, encastrée dans le pneu et recueillant les batons afin de faciliter le guidage (tout cela est-il bien clair ?). Ah, j'oublie le savon... Le pneu est évidemment graissé : accélarations, freinages et virages n'en sont que meilleurs.

 

 

 

 

 

 

 

C'est parti ! De M'tsapéré au port de Mamoudzou, c'est la course folle ! Les encouragements des passants soutiennent ces courageux aux stratégies d'avancée variées...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici l'heure des aînés... Certains font preuve de fantaisie et d'originalité ! Ils sont acclamés à la mesure de leurs efforts !

 

 

 

 

 

 

 

Tiens, une femme ! Elles sont minoritaires mais apparaissent de temps à autres sur le parcours, sans prétention (la taille du pneu n'a que peu d'importance) mais persévérantes... Alors "COURRRRAGE" !

 

 

 

 

 



Publié à 01:50 le 29/07/2008 dans Culture et tradition
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Le déba...

 

 

13 octobre, fête de la Ide.

Morgane a préparé durant un mois une danse et des chants traditionnels : le déba.

C'est une fête religieuse, équivalente dans l'effervescence à Noël en métropole.

Plusieurs associations se retrouvent à cette occasion. Seules les femmes peuvent partciper à cette représentation.

 

Ci-dessous, la fin de la préparation...

 

 

Pendant ce temps, certaines femmes composent de petits bouquets de jasmin très odorants, destinés à être accrochés dans les cheveux ou sur les salouvas (costume traditionnel) des danseuses.

 

 

Maëlis porte aussi, fièrement, une salouva, rose évidemment !

 

 

 

 

 

 

 

Les femmes traversent le village en chantant, jusqu'au "plateau", sur lequel est dressé une tente pour l'occasion.

La marche est menée, au son des tambours, par Tambati, figure emblématique de Mayotte.

 

 

 

 

Des jeunes attendent l'arrivée de la procession, dans une joie communicative.

 

 

Les femmes Mahoraises s'apprêtent pour l'occasion, même si elles ne participent pas à la danse.

 

 

 

Tout le monde est en place sous la tente...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et c'est parti pour 3 heures de mouvements de mains, de têtes, de corps.

Lorsque les femmes d'une association chantent et dansent debout, les autres les accompagnent tout en restant assises.

 

 

 

Morgane, maquillée traditionnellement (avec une préparation de bois de sental frotté sur une pierre de corail), s'applique à respecter les gestes ancestraux appris lors des dernières semaines...

 

 

 

Maëlis, assise au milieu des musiciennes, apprête sa copine du jour...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tambati et sa fille Nadine nous ont chaleureusement accueillies et guidées durant ce mois de préparation...

 

 

 

 

 

Autour de la tente, les enfants du village s'en donnent à coeur joie...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même si une boueni a chippé le ballon, passé trop près du stand des gâteaux. Et elle ne rigole pas !

 

 

 

 

 

Des jeunes danseuses àprès la représentation...

 

 

 

Et un spectateur assidu, révélateur de l'évolution de la société mahoraise, balançant entre modernité et tradition...

 

 

 

 

 



Publié à 09:35 le 21/10/2007 dans Culture et tradition
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