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Madagascar

 

A trois quart d'heure de vol se trouve Nosy Bé, une "petite" île de la taille de Mayotte appartenant à Madagascar.

C'est d'ici que nous avons décidé de partir pour un périple de 5 jours. Objectif : longer à bord d'une pirogue quelques kilomètres de la côte nord ouest, inaccessible par l'intérieur des terres...

6h30, c'est le départ. Un copieux petit déjeuner nous attend sur la plage, la pirogue se prépare à nous accueillir... Du sommeil encore plein les yeux, l'essentiel dans les sacs à dos, nous sommes prêts à embarquer !

 

 

 

 

 

 

 

Voici notre équipage : Patrick notre marin-cuisinier, Joe Black le capitaine-guide et Flavio marin-chasseur sous marin...

Sous leur "protection", nous avons découvert les paysages, les fonds marins, les villages, les coutumes, un peu d'histoire, la cuisine, les chants... du nord de Madagascar. Ce fut aussi l'occasion pour Serge de se perfectionner en chasse sous-marine : pas un jour sans rapporter des poissons, indispensables au "tsaki tsaky", amuse-gueule préparé chaque soir sous le soleil couchant.

 

 

 

 

A bord, nous étudions la carte qui a un goût d'aventure...

 

 

 

 

...pendant que Flavio met à sécher la viande que nous dégusterons quelques jours plus tard.

 

 

 

 

Premier village en vue ! Nous accosterons ici pour une nuit.

 

 

 

 

Les maisons en bois sont construites près des plages, montées sur pilotis évitant ainsi les innondations et invasions éventuelles... Les gens vivent ici en autarcie : poissons, riz cultivé un peu plus loin, volaille, fruits sauvages et parfois sangliers (ils sont semble-t-il nombreux en brousse) suffisent à ces villages pour vivre modestement. Il n'y a pas de misère. Pas de pollution non plus... Les touristes sont rares... Ni hôtel ni restaurant, mais le sourire rayonnant des habitants un peu surpris de nous voir. Nous sommes sans doute plus impressionnés qu'eux...

 

 

 

 

Au coeur des villages, l'école n'est pas à l'abri des intempéries. Celle-ci n'a pas résisté au dernier cyclone et s'est transformée en "école ouverte" (n'est-ce pas un bon concept...?). L'aménagement de l'école ne semble pas une priorité, construire une pirogue s'avère parfois un meilleur choix.

 


 

 

On ne résiste pourtant pas à l'histoire au coin du faré... Les mots ne sont pas toujours les mêmes, mais les images sont évocatrices et la voix fait le reste ! Le français était une langue parfaitement maîtrisée il y a une vingtaine d'années à Madagascar. Des choix politiques ont supprimé cet apprentissage, symbole de colonialisme. Depuis de nouveaux dirigeants au pouvoir réinstaurent cet apprentissage, considérant que le français est un atout (au moins commercial). Au final, nous communiquons plus ou moins aisément en fonction de l'âge de nos interlocuteurs... et des interdits ou encouragements qu'ils ont reçus.

 

 

 

 

Le riz récolté est ensuite tamisé. C'est toute une technique et comme pour de nombreuses tâches, il ne faut pas se fier à l'aisance des habitués : c'est beaucoup plus dur qu'on ne le croit et notre maladresse a fait sourire...

 

 

 

 

 

 

Quel regard ! Ces visages sont magnifiques, expressifs et heureux...

Voici l'un des enfants du roi de la tribu des Sakalav ! Près de cinquante villages composent cette tribu et Madagascar regroupe dix-huit tribus réparties sur tout son territoire. Etre roi signifie ici garantir le respect des règles morales, la transmission des traditions. C'est une fonction symbolique très respectée. Mais la famille royale vit de la même manière que les autres villageois.

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici l'heure de l'apéritif : caïpirine (fruits frais pilés avec du rhum, du sucre et de l'eau) et caïpirano (sans rhum) bercent les premières heures du soir. Le fameux Tsaki tsaky ne tardera pas à apparaître sur les nattes... Nous resterons quelques minutes après le repas sous le ciel étoilé : la Grande Ours est là, tête à l'envers, parmi d'autres constellations inconnues de l'hémisphère nord.

 

 

 

 

Le matin, préparation des beignets de bananes au feu de bois (un régal), sous l'oeil attentif des cuisiniers en herbe...

 

 

 

 

 

 

Puis vient l'heure du départ pour l'étape suivante, et du chargement de la pirogue. Chacun y met du sien...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et c'est parti : hissez haut !

 

 

 

 

Une navigation tranquille permet de rallier le prochain site de pêche (ou de chasse sous-marine), et laisse le temps à nos marins-prodiges de préparer un festin sur notre embarcation...

 

 

 

 

 

 

 

 

Le nouveau lieu de bivouac est époustouflant également. Les roches sont spectaculaires, et quelques beaux spécimens de lézards nous attendent paisiblement sous le soleil.

 

 

 

 

 

 

Sur la route de la douche, un nouveau village nous permet de partager un peu ses activités quotidiennes. Les jeunes filles reviennent du point d'eau... où nous allons nous laver dans quelques minutes.

 

 

 

 

A chaque âge son occupation : un viel homme ajuste le manche de son outil, tandis qu'un plus jeune taille sa future pirogue.

Même si les gens sont très accueillants et sont demandeurs de photographies, les jeunes sont parfois appeurés par les "Wasa". Nos sourires ne parviennent pas à effacer l'image du "méchant blanc" née au temps des colonies, survivant dans certains contes ou les menaces éducatives de parents...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route du point d'eau, les rizières au vert si caractéristique se découvrent, blotties entre les flancs de collines.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le point d'eau apparaît enfin. Il faudra se doucher en évitant les larves de moustique... Et la couleur saumâtre de l'eau ne prouve rien : cette source est de qualité et doit être d'autant plus respectée qu'elle subvient aux besoins de tout le village !

 

 

 

 

 

 

De retour au campement, les occupations de fin de journée laissent juste le temps de préparer l'apéritif. Et oui, déjà !

 

 

 

 

 

 

Nouvelle journée, nouvelle route maritime. Nous croisons des boutres typiques, transportant les marchandises entre les villages de la grande terre et Nosy Be. C'est une activité ancestrale, immuable, et dont les rouages n'ont pas du changer beaucoup depuis deux siècles...

 

 

 

 

 

 

Les enfants profitent d'une halte pour jouer aux équilibristes sur le balancier de la pirogue... et se jettent dans les airs, juste avant, gravitation oblige, de se retrouver dans l'eau !

 

 

 

 

 

 

 

 

Elouan joue aux lémuriens...

 

 

 

 

Dans un village, les hommes viennent de capturer une famille de sangliers. C'est une belle journée, et ces précieuses marchandises seront envoyées dès le lendemain vers Nosy Be pour être vendues au marché.

 

 

 

 

Nous profitons de l'occasion pour acheter un marcassin. Patrick, Flavio et Serge préparent la bête pour un mechoui improvisé, partagé avec des habitants du village. Seuls ceux pour qui le sanglier n'est pas "Fady" (interdit) peuvent manger du sanglier, animal de la famille du cochon, et donc prohibé par les musulmans...

 

 

 

 


Publié à 07:13 le 17/05/2008 dans Voyages...
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Magnifiques photos...

comme d'habitude mais on ne se lasse pas d'une telle beauté. Petit message perso pour Serge : " Ou est passé ton T-Shirt orange ? " A+, POLO

Publié par POLO à 20:04, 25/05/2008

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coucou de Mondeville

Quelle belle aventure

C'est grâce à Corentin que j'ai retrouvé ta piste

Un courrier plus substanciel va suivre sur ta boîte mail

Jean-Pierre Tantet

Publié par Anonymous à 16:58, 9/06/2008

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